Retrait-gonflement des argiles en France
Le retrait-gonflement des argiles est le deuxième poste d'indemnisation des catastrophes naturelles, derrière l'inondation. Invisible et progressif, il fissure les maisons au gré des sécheresses et des retours de pluie. Avec le changement climatique, il devient l'un des risques les plus coûteux pour l'habitat individuel.
Sécheresse & argiles : l'ampleur du risque
Les années les plus marquantes, en nombre d'arrêtés : 2022 (7 281 arrêtés), 2003 (4 395 arrêtés), 2018 (4 071 arrêtés), 1989 (3 869 arrêtés). Source : base GASPAR (Géorisques), reconnaissances de l'état de catastrophe naturelle depuis 1982.
Le mécanisme est lent mais coûteux : en période de sécheresse, l'argile du sol perd son eau et se rétracte ; au retour des pluies, elle gonfle. Ces mouvements, sous les fondations, provoquent des fissures en escalier sur les murs. Près de la moitié du territoire repose sur des sols argileux, et le réchauffement climatique multiplie les épisodes : la sinistralité a explosé après les étés 2018 et 2022.
Les départements les plus concernés
Classement par nombre de communes concernées. Cliquez pour la page départementale, puis la commune.
| Département | Communes concernées |
|---|---|
| Haute-Garonne | 510 |
| Moselle | 479 |
| Gironde | 460 |
| Gers | 454 |
| Dordogne | 441 |
| Saône-et-Loire | 419 |
| Meurthe-et-Moselle | 369 |
| Charente-Maritime | 340 |
| Lot-et-Garonne | 309 |
| Côte-d'Or | 303 |
| Nord | 302 |
| Jura | 297 |
Comment connaître le risque sécheresse-argiles de votre commune
Chaque commune de France a sa page dédiée. Utilisez la recherche en haut de page, explorez par département ci-dessous, ou voyez ces exemples : Toulouse · Bordeaux · Thouars · Bassillac et Auberoche.
Prévenir le risque sécheresse-argiles
Construire bien : depuis la loi ÉLAN, une étude de sol géotechnique est obligatoire avant de vendre un terrain constructible ou de bâtir une maison en zone d'exposition moyenne à forte. Elle adapte les fondations (profondeur, chaînage).
Préserver l'existant : éloigner les eaux de pluie des fondations, éviter de planter de grands arbres près de la maison (leurs racines assèchent le sol), maîtriser l'arrosage en été et surveiller l'apparition de fissures.
À la vente comme à la location, l'état des risques (ERP) informe l'acquéreur ou le locataire de l'exposition au retrait-gonflement.
Ce que ça change pour votre assurance
Les fissures dues au retrait-gonflement des argiles sont indemnisées par la garantie « catastrophes naturelles », à condition qu'un arrêté reconnaisse l'épisode.
La couverture sécheresse est intégrée à votre assurance habitation, sans option à souscrire.
Sans arrêté CatNat sécheresse pour l'année et la commune, les fissures ne sont pas prises en charge à ce titre : surveillez les publications.
Les dossiers sécheresse sont souvent longs et expertisés ; déclarez dès l'arrêté et documentez les fissures (photos datées).
La franchise sécheresse est encadrée par l'État et distincte de la franchise inondation.
Information pédagogique générale ; vigirisque ne vend aucune assurance et ne touche aucune commission. Référez-vous à votre contrat et à un professionnel.
Sécheresse & argiles département par département
Parcourez l'exposition par département, puis par commune.
Auvergne-Rhône-Alpes
Bourgogne-Franche-Comté
Bretagne
Centre-Val de Loire
Hauts-de-France
Normandie
Nouvelle-Aquitaine
Occitanie
Pays de la Loire
Provence-Alpes-Côte d'Azur
Questions fréquentes
Les fissures dues à la sécheresse sont-elles couvertes par l'assurance ?
Oui, au titre de la garantie « catastrophes naturelles » de l'assurance habitation, mais uniquement si un arrêté reconnaît l'état de catastrophe naturelle « sécheresse » pour l'année et la commune. Documentez les fissures (photos datées) et déclarez sous 30 jours.
Comment savoir si mon terrain est argileux ?
Le BRGM publie une carte d'exposition au retrait-gonflement (faible, moyen, fort). vigirisque indique, à l'échelle de la commune, l'historique des reconnaissances CatNat sécheresse et l'existence d'un plan de prévention (PPR-RGA).
L'étude de sol est-elle obligatoire ?
Depuis la loi ÉLAN, une étude géotechnique est obligatoire à la vente d'un terrain constructible et avant construction en zone d'aléa moyen ou fort.